Simulateur retraite : à quel âge partir, et avec combien ?
Ce simulateur estime la pension obligatoire (régime général et Agirc-Arrco, décote et surcote comprises), chiffre ce qu'un trimestre de plus ou de moins change à vie, puis vérifie si l'épargne prévue comble l'écart jusqu'au bout. Tout en euros d'aujourd'hui.
Hypothèses
Carrière
41 ans en 2026. Âge légal 64 ans, 172 trimestres requis.
Soit environ 2 730 € net par mois.
Taux plein atteint à 66 ans.
Études, expatriation, inactivité : des trimestres en moins.
Majoration maternité ou adoption (jusqu'à 8 par enfant), service national, rachats.
Au-delà de l'inflation. Sert aussi à reconstituer les salaires passés.
À partir de trois, la pension est majorée de 10 %.
Départ
Décote de 8 trimestres : −10 % à vie.
Retard de la valeur de service Agirc-Arrco sur l'inflation. Elle est gelée en 2026.
Épargne personnelle
Jusqu'au départ, soit 23 ans de versements.
Au-delà de l'inflation : 5 % réel correspond à environ 7 % affiché.
En général plus prudent : le capital n'a plus le temps de se refaire.
30 % au prélèvement forfaitaire, moins sur un PEA ou une assurance-vie.
Train de vie visé
Suit le dernier salaire net, à 75 %, tant qu'il n'est pas réglé à la main.
Soit 31 ans de retraite à financer.
Résultat
En partant à 64 ans, en 2049, la pension nette serait de
1 981 €
569 € à trouver chaque moisSoit 58 % du dernier salaire net , estimé à 3 398 € par mois. Pour tenir l'objectif de 2 550 €, il manque 569 € par mois.
L'épargne tient jusqu'à 95 ans sans s'épuiser.
Départ prévu en 2049, bien après la fin de la suspension de la réforme au 1ᵉʳ janvier 2028 : le calendrier appliqué ici est celui d'aujourd'hui, faute de règles fixées pour la suite.
Partir plus tôt, partir plus tard
Pension nette mensuelle selon l'âge de départ, sur une échelle resserrée sur l'écart. Chaque trimestre compte, et l'écart se garde à vie.
Taux de remplacement à l'âge légal, puis écart mensuel par rapport à lui. Le capital de l'épargne, lui, profite des années supplémentaires : la simulation complète suit le curseur.
D'où vient la pension
2 179 € brut par mois
- Régime généraltaux 45 % du salaire moyen1 635 €
- Agirc-Arrco5 538 points544 €
Après 9,1 % de prélèvements sociaux (CSG, CRDS, CASA), il reste 1 981 € par mois. L'impôt sur le revenu vient encore après, et dépend du reste du foyer.
- Épargne au départ
- 189 010 €
- Épargne nécessaire
- 173 885 €
- Trimestres validés
- 164 / 172
3,6 % retirés la première année
pour tenir jusqu'à 95 ans
8 manquants, décote appliquée
Une estimation, pas un relevé de carrière
Le calcul suppose une carrière entière de salarié du privé, au régime général et à l'Agirc-Arrco. Il ignore la fonction publique, les régimes spéciaux, les périodes d'indépendant, les carrières longues, la pénibilité, la réversion et le minimum contributif. Les trimestres sont déduits de l'âge de début de carrière, pas d'un relevé réel. Le décompte officiel, et l'estimation qui va avec, vivent sur info-retraite.fr.
Détail année par année
| Âge | Pension | Retrait | Revenu / mois | Capital |
|---|---|---|---|---|
| 45 ans | — | — | — | 37 534 € |
| 50 ans | — | — | — | 64 858 € |
| 55 ans | — | — | — | 99 730 € |
| 60 ans | — | — | — | 144 237 € |
| 65 ans | 1 981 € | 569 € | 2 550 € | 185 954 € |
| 70 ans | 1 981 € | 569 € | 2 550 € | 171 173 € |
| 75 ans | 1 981 € | 569 € | 2 550 € | 153 076 € |
| 80 ans | 1 981 € | 569 € | 2 550 € | 131 232 € |
| 85 ans | 1 981 € | 569 € | 2 550 € | 105 137 € |
| 90 ans | 1 981 € | 569 € | 2 550 € | 74 197 € |
| 95 ans | 1 981 € | 569 € | 2 550 € | 37 721 € |
Paramètres 2026 : calendrier de départ issu de la suspension votée en LFSS 2026, plafond de la sécurité sociale, valeurs du point Agirc-Arrco, barème de l'impôt. Tous supposés inchangés sur toute la durée, ce qui est certainement faux. Montants en euros d'aujourd'hui : rendements et progression de salaire s'entendent au-delà de l'inflation. Le passage du brut au net retient 22 % de cotisations salariales et les prélèvements sociaux au taux plein. Simulation à but pédagogique, ce n'est ni un conseil en investissement ni un conseil en retraite.
Trois pièges que ce simulateur évite
L'âge légal n'est pas l'âge du taux plein
Deux dates cohabitent : celle où le départ devient possible, et celle où la carrière est complète. Partir entre les deux déclenche une décote de 1,25 % par trimestre manquant, définitive. Le simulateur affiche les deux, et ce que chaque trimestre coûte.
La complémentaire pèse plus qu'on ne croit
Le régime général plafonne le salaire retenu au plafond de la sécurité sociale. Au-delà, tout se joue à l'Agirc-Arrco, où la tranche supérieure cotise près de trois fois plus. Sur un salaire élevé, la complémentaire dépasse souvent la pension de base.
Le trou se comble en capital, pas en intentions
Un taux de remplacement de 55 % laisse un écart mensuel qu'il faut financer pendant vingt-cinq à trente ans. Le simulateur chiffre le capital qu'il faudrait au départ, et le compare à celui que l'épargne prévue produira réellement.
Retraite : les questions fréquentes
À quel âge peut-on partir à la retraite ?
L'âge légal dépend de l'année de naissance. La réforme de 2023 le portait à 64 ans, mais sa suspension, votée en loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, décale le calendrier d'environ une génération pour les pensions prenant effet à compter du 1ᵉʳ septembre 2026 : il reste à 62 ans et 9 mois jusqu'à la génération née début 1965, puis progresse d'un trimestre par génération pour atteindre 64 ans en 1969. Cette suspension court jusqu'au 1ᵉʳ janvier 2028, et rien n'est fixé au-delà. Partir à l'âge légal ne garantit pas une pension complète : c'est la durée cotisée qui détermine le taux plein.
Comment se calcule le montant d'une retraite ?
Deux pensions s'additionnent pour un salarié du privé. Celle du régime général vaut le salaire annuel moyen des vingt-cinq meilleures années, plafonné au plafond de la sécurité sociale, multiplié par un taux de 50 % au maximum, lui-même proratisé par la durée cotisée rapportée à la durée requise. Celle de l'Agirc-Arrco fonctionne en points : chaque année de cotisation en achète, et leur nombre est multiplié à la liquidation par la valeur de service du point. Sur un salaire supérieur au plafond, la complémentaire dépasse souvent la pension de base.
Qu'est-ce que la décote, et combien coûte-t-elle ?
La décote s'applique quand le départ a lieu sans avoir réuni tous les trimestres requis, avant 67 ans. Elle retire 1,25 % du taux par trimestre manquant, dans la limite de vingt trimestres, ce qui ramène le taux de 50 % à 37,5 % au pire. Le décompte retenu est le plus favorable entre les trimestres manquants pour la durée requise et ceux qui restent jusqu'à 67 ans. La complémentaire subit en parallèle un coefficient d'anticipation d'environ 1 % par trimestre manquant. Ces minorations sont définitives : elles pèsent sur toutes les pensions versées ensuite.
La surcote est-elle intéressante ?
Travailler au-delà de l'âge légal une fois la durée requise atteinte majore la pension de base de 1,25 % par trimestre, soit 5 % par an, à vie. L'effet se cumule avec trois autres : une année de salaire de plus dans le calcul du salaire annuel moyen, des points de complémentaire supplémentaires, et une année d'épargne de plus au lieu d'une année de retraits. C'est pourquoi un an de décalage change souvent la donne bien plus que les 5 % affichés. En contrepartie, ce sont des années de retraite en moins.
Quel taux de remplacement espérer à la retraite ?
Le taux de remplacement rapporte la première pension au dernier salaire net. Pour un salarié du privé ayant fait une carrière complète, il tourne souvent autour de 60 à 75 %, mais il baisse à mesure que le salaire monte : le régime général plafonne le salaire pris en compte, et la complémentaire ne compense que partiellement. Les salaires élevés descendent fréquemment sous 50 %. C'est cet écart, et non le montant de la pension prise isolément, qui dit l'effort d'épargne à fournir.
Quel capital faut-il pour compléter sa retraite ?
Tout dépend de l'écart à combler et de sa durée. Combler 500 € par mois pendant trente ans demande de l'ordre de 130 000 à 160 000 € au départ selon le rendement retenu et la fiscalité des retraits ; 1 000 € par mois en demande le double. Un repère rapide consiste à multiplier le complément annuel souhaité par vingt à vingt-cinq. Le simulateur fait le calcul précis dans les deux sens : le capital nécessaire d'un côté, celui que l'épargne prévue produira de l'autre.
Les pensions suivent-elles l'inflation ?
Pas intégralement. Les pensions de base sont revalorisées chaque année sur l'inflation, mais des gels ou des revalorisations partielles interviennent régulièrement. Du côté de l'Agirc-Arrco, la valeur de service du point est fixée par les partenaires sociaux : elle a plusieurs fois progressé moins vite que les prix, et se trouve gelée en 2026. Une érosion d'un demi-point par an paraît modeste, mais retire plus de 10 % de pouvoir d'achat sur vingt-cinq ans, d'où le réglage prévu pour la tester.
Faut-il ouvrir un PER pour préparer sa retraite ?
Le PER n'est qu'une enveloppe parmi d'autres, avec un avantage fiscal à l'entrée et un blocage jusqu'à la retraite. Il devient réellement intéressant quand la tranche d'imposition baisse entre la vie active et la retraite, ce qui n'est pas systématique. Un PEA ou une assurance-vie offrent une fiscalité de sortie souvent plus douce et restent disponibles en cas d'imprévu. Le simulateur PER de Soldeo compare ces options à effort d'épargne égal, impôt calculé au barème réel des deux côtés.
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Patrimoine
Projeter une épargne dans le temps : versements, intérêts composés, inflation, rente potentielle.
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Le simulateur estime une fois.
L'app suit l'épargne qui doit combler l'écart.
Soldeo réunit PER, PEA, assurance-vie et livrets dans une app desktop qui tourne en local, sans compte à créer. 2 mois d'essai, puis 39 € une fois.
2 mois d'essai · sans carte bancaire